Vendredi, 3 de septembre de 2010

variétés à la mouche

Le lisse de la mer nous accueille de ses promesses. Celà fait bien longtemps que les soies n’ont pas été dégourdies.  La marée descend sur la pointe de sable et le courant est fort. un lancer en amont, un mending et une première tirée en dérive inertes se solde par un bossu doré.  Toujours selon la même méthode, un balabio succombera aux charmes du lapin.

Pendant ce temps, l’ainé de Stef cartonne au lancer ave un petit sammy. Stef engagera les hostilités avec deux carangues rayées à la défense têtue.

Stef est au prise avec un poisson costaud. Sa scott de 7 salue le poisson. Puis, un cri “Bonnnnnnnefissh”.  Un seul a été attrapé 5 ans auparavant sur ce spot. Je cours à sa rencontre pour immortaliser ce moment. Son fils est ravi, c’est le premier qu’il voit. Il n’est pas énorme, mais c’est bien un yu. Nous sommes heureux de cette prise.


Le festival de poissons continuera un bon moment pour le père te le fils.

Pendant ce temps, je rame plus que je ne pêche. La pause du casse-croute  et les conseils avisés (rallonge ton bas de ligne) permettront de renouer avec le succès.

Une carangue entre 40 et 50 kgs tentera d’happer une de mes prises…. une carangue ! Cannibale, cette GT. Elle passe rapidement son chemin pour exploser un banc de mulets. Mon bas de ligne n’aurait de toute façon pas résisté.

Ce seront donc d’autres prises plus modestes qui suivront.

A défaut de blockbuster, les poissons nous auront proposé de la variété (9 espèces) et de la quantité (plus de trente poissons).


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MOUCHES A BONEFISH

Quand le temps est au vent, l’étau passe le temps.

Les flats à bonefish sont envahis par  koh-lanta,

ses belles mouches ne sortiront donc pas,

mais dès que les citadins repartiront,

nous irons revoir nos potes les poissons.

les rabbits crabes

une crevette à la carotene


La sans poids


un turd en situation

les carangues aiment aussi



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Un bonefisherman est né

Le vieux male et le jeune daguet
ont laissé les biches aux pâturages nouméens pour une escapade entre hommes Un
long ruban de bitume se déroule devant ma fidèle mais vieille voiture à la
climatisation hors service.

 

 

La chaleur est accablante et nous contraint à nous
arrêter dans chaque village pour nous abreuver de boissons fraîches. Le dernier
village, Koumac, rendu célèbre par Patrick TIMSIT  n'a pas usurpé sa
célébrité: « Koumac : 35° à l'ombre… il n'y a pas d'ombre…les
moustiques ; il ne piquent pas, ils t'empalent ».

 

Un arrêt humide à
la rivière fridoline du village minier Chagrin nous revigorera un court
instant. La piste est maintenant notre purgatoire avant d'arriver au paradis.

 


Les chevaux sauvages nous regardent passer avant de se fondre dans les niaoulis.

 

 

Le secret de ce genre de périple
consiste en une organisation sans faille. Le 
véhicule est organisé par et pour des pêcheurs dont la méticulosité n'a
égal que le goût prononcé pour l'ordre de la gent masculine.

Un autre secret pour réussir
consiste en des repas équilibrés avant une bonne nuit de sommeil dans les
fumerolles des anti moustiques.

La mer est d'huile ce matin au
point que l'horizon a disparu, mer et ciel se confondant, laissant flotter les
îlots dans une apesanteur irréelle.

Le flat nous régale d'une
transparence jamais égalée ; un groupe de raie accompagné d'un petit bone
nous accueille immédiatement.

 

Mon fils repèrera immédiatement ces ombres si
convoitées mais tellement furtives. C'est déjà une victoire en soit de repérer
les fantômes des flats. Le courant est bien établi ne facilite pas la
présentation mais les conditions de la pêche à vue sont idéales. Un school de
quelques individus se nourrissent, avançant par le travers. « Ils sont
pour toi, fils ». Le jeune pêcheur est maintenant attelé à une torpille argentée.

 

Maintes fois, je lui ai raconté le combat d'un gros bone. Il m'a également
secondé dans ce genre d'épreuve. C'est maintenant lui qui est sur ring de cette
nature généreuse, canne à la main, avec 150 mètres de backing
dehors. Et le combat dure….dure….dure……


 

Ils ne lâcheront rien. Les
conseils ne sont plus utiles, les contres sont devenus réflexes. Et le poisson
se rapproche.

 

Le jeune pêcheur peut maintenant exprimer joie et fierté en
réanimant son compagnon argenté.

 

Selon notre formule familiale consacrée pour
ce genre de prise, il est énooooorme. Les 76 centimètres de
son premier bonefish nous vissent le même sourire partagé comme si nous étions
un matin de Noël, au pied du sapin.

Le bonefish repartira pour
raconter à ses congénères les aventures d'une rencontre avec un petit d'homme
devenu grand.

 

 

 

 

Un bonefisherman est né dans la continuité de son évolution.

Il mérite bien de rejoindre son
père et d'autres (David dit le grand, Patrice dit le mataf, JFQ, Gérard le
peintre….) au mur des « célébrités » derrière le bar du gite.

 

 

Son père fera bien des arabesques
sans résultats  mais le sourire aux
lèvres du devoir accompli du savoir transmis et de la joie partagée entre père
et fils.

 

 

Le reste de ce séjour sera
ponctuée de bien autres aventures. Un bonefish se décrochera à portée de soie.

 

Les cabanes de pêcheurs alterneront
avec les cases le long  de la plage.

 

Une autre piste nous mènera vers
nos amis broussards.

 

D'autres cannes seront pliées par
d'autres compagnons.

 

Le trou d'eau verra de drôles de
poissons.

Mais, ceci est une autre histoire
que celle du bonefisherman suivant les traces de son père pour quelques temps
encore.

 


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