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NOUVELLE ZELANDE:rando-pêche chez le seigneur des anneaux

vincent65 | 06 mars, 2008 23:06

La rivière couleur lagon longe cette piste de randonnée au sein de la forêt pluviale, terre d’accueil du seigneur des anneaux.

 

 La famille est bien motivée pour faire ce trek de 6 heures aller-retour. Ils vont enfin découvrir ma fameuse ballade « strepsill ».

Douze ans auparavant, j’étais venu skié avec des copains à Queenstown. Nous avions décidé de faire ce fameux trek sous la neige. Renseignement pris, nous pouvions manger à la hutte au bout de  3 heures de marche. Fatale erreur de communication anglo-française, nous pouvions y manger mais encore fallait-il emmener notre casse-croûte ! Arrivé à la hutte, il n’y avait que des céréales fossilisées depuis quelques saisons. Nous nous partageâmes la seule nourriture emportée, les pastilles pour la gorge « strepsill » qui traînaient dans la poche d’un prévoyant. Le retour se fit au pas de course, talonnés par une faim obsédante.

C’est donc en terrain connu que nous traversons le premier pont suspendu, avec un sac à dos gonflé d’un ravitaillement de circonstance, et  d’une canne au cas où.

Les reflets de la rivière filtrant au travers des hêtres de la forêt primaire m’attirent irrésistiblement. Il faut résister : c’est une ballade FAMILIALE. A flat hut, nous profitons du paysage majestueux et des victuailles méritées.

 

Après quelques lancés, j’attrape une truitelle très noire avec des spots rougeoyants.

Mais, il est temps de redescendre dans la vallée. Avec mon fils, nous décidons de devancer les femmes pour faire quelques tentatives le long de  la rivière. Finalement, nous nous mettons à courir (encore) pour pouvoir  pêcher le temps qu’elles nous rattrapent. C’est ainsi que nous alternerons course et mouche avec une très grande qualité de pêche à vue sur des petites truites aux belles robes.

 De retour à notre point de départ, nos ultimes  tentatives de séduction de deux très belles mouchetées qui ont appris à lire  resteront vaines. Mais désormais, les images de ces instants  resteront sans doute gravées dans notre mémoire collective familiale, non plus au titre de la ballade du mal de gorge mais de la rando-pêche des gorges de Routeburn.

 

NOUVELLE ZELANDE: le percieng de la brune

vincent65 | 20 février, 2008 16:06

Wouah! Il y en a plein sous le swing bridge. Mais si, dans le jus.

swing bridge

Le pool du haut est plus calme. On y va.

Hey, man, tu m'enlèves le percieng doré.

Ok, je te laches mais tu me branches à tes copines brunes.

 

 

LES FLATS DE NOUVELLE ZELANDE

vincent65 | 16 février, 2008 16:00

Après quelques kilomètres de gravel road, nous arrivons au bord du lac pour un camping sauvage. Deux autres vans sont déjà installés dans ce coin du bout du monde. Ce sont des français ; le monde est petit. Ce sont des pêcheurs. Après une bière, avec l’un d’eux, palmeurs et guide en Irlande, nous nous apercevons que nous avons une connaissance commune en Calédonie, mon lieu de résidence. Le monde est vraiment petit malgré ses paysages grandioses.

 

C’est décidé, le lendemain nous pêcherons ensemble. Il me prête aimablement un canoé.

 

Le temps et la pêche sont agréables.

 

Avec Damien, nous traversons le lac. Les embouchures de rivières forment des magnifiques flats. Nous voyons plusieurs bonefish de Nouvelle-Zélande.

 

Truites et site superbe, un cocktail pour pêcheur heureux.

 

C’est avec regrets que je quitterai les flats de l’île du Sud.

 

LA TRUITE DES WILLOWS

vincent65 | 14 février, 2008 18:38

Lorsque nous sommes arrivés, le vent soufflait fort dans la région des grands lacs. Par acquis de conscience, mon fils et moi longeons le lac. L’eau est brassée et il est impossible de voir le moindre poisson. Sébastien va plus loin que prévu et trouve un endroit préservé du vent. Il s’agit d’un petit creek de tourbière.

Le cours, parsemé de touffes herbeuses, meurt dans les willows du lac.

Après avoir passé le pont délabré en bois, nous observons les 6 ou 7 browns de plus de 50 cms dans cet éden aux eaux calmes.

 La plupart des emplacements sont très « bushy » et tous nos efforts seront infructueux. Elles gobent juste sous la surface des insectes invisibles. Toutes les nymphes, émergentes et sèches y passent sans succès. Le lendemain, aux aurores, je me dirige dans la brume vers le spot des truites « just looking ». Sur le pont, un furet grignote allègrement un jeune lièvre. Sous le pont, une truite de plus de 60 cms attend calmement la dérive d’une quelconque nourriture, une oreille de lièvre peut-être. Je ne vois que la queue et une partie du corps.

 

 Par esprit de contradiction, je la tente avec une pheasant tail non plombée. Elle réagit. Je ferre malheureusement dans le vide. Cette tentative la convaincra de ne plus ouvrir la bouche malgré tous mes efforts.

Je traverse le pont et fait un grand détour à couvert pour me trouver sur le seul endroit où il est possible de déployer ce bas de ligne trop long à mon gout. En franchissant de l’eau du marais, j’aperçois des petits boatmen qui remontent en surface. Les truites d’hier se gavait peut être de ses infatigables bestioles. La brume se dissipe lentement. Les sandflies et autres diptères commencent leur manège infernal. Les truites sont là. Une belle croise régulièrement à proximité en gobant sous la surface. Malgré le temps passé à l’étau, mes boites à mouches ne répondent pas vraiment à ma demande pressante de diptyques en plumes. Je m’applique à nouer une petite émergente en cul de canard noir que j’imbibe de salive pour une flottaison basse. Dès que la truite disparaît, je lance la mouche sur le trajet de sa tournée. Je reste planqué derrière une touffe d’herbes et de lupins. La position accroupie devient inconfortable au fil des minutes qui s’égrènent. Une truite passe plus loin pour faire monter la pression. L’objet de mes désirs remonte à proximité de ma mouche. Elle gobe à quelques dizaines de centimètres de celle-ci et semble la dédaigner. Je strippe suffisamment pour donner un semblant de vie à mon leurre. Elle détourne la tête nerveusement, fixe la mouche puis monte très lentement sur cette proie. Le gobage est discret mais réel. Elle bascule doucement pour reprendre son chemin. Le ferrage la fait réagir immédiatement. Elle donne des coups de tête, tente d’atteindre les racines des willows, saute à plusieurs reprises. La canne encaisse avec douceur cette défense « pêchue ». Après bien des hésitations, elle finit par se rendre.

 

 Le soleil s’est levé et je profite de ce moment que m’offre la nature néo-zélandaise.

This is the end.

 
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